La Banque du Canada maintient son taux à 2,25 % dans un contexte incertain

La Banque du Canada a décidé de garder son taux directeur à 2,25 %. Cette décision était attendue par plusieurs experts. Même si certaines données économiques ont changé récemment, la Banque préfère rester prudente à cause des nombreuses incertitudes, autant au Canada qu’à l’international.

Du côté de l’économie canadienne, le produit intérieur brut (PIB) a diminué de 0,6 % au dernier trimestre de 2025. C’est un résultat un peu plus faible que prévu. Cette baisse s’explique surtout par une diminution des stocks. Malgré cela, la demande à l’intérieur du pays reste assez solide, grâce aux dépenses des consommateurs et du gouvernement. Par contre, le marché immobilier demeure plus calme, et le marché du travail montre des signes de faiblesse. Après une amélioration vers la fin de 2025, les deux premiers mois de 2026 ont été plus difficiles, et le taux de chômage a atteint 6,7 % en février.

Du côté de l’inflation, la situation s’améliore. L’inflation a baissé à 1,8 % en février, se rapprochant de la cible de 2 %. Les autres mesures de l’inflation suivent la même tendance. Par contre, certains prix restent élevés, notamment dans l’alimentation. De plus, la hausse des prix de l’énergie à l’échelle mondiale, surtout l’essence, pourrait faire remonter l’inflation dans les prochains mois.

À l’international, la situation est partagée. Avant le conflit au Moyen-Orient, l’économie mondiale était sur une trajectoire de croissance modérée. Aux États-Unis, l’économie reste solide, soutenue par la consommation et les investissements, surtout dans la technologie et l’intelligence artificielle. En Europe, la demande intérieure soutient la croissance, mais les exportations sont en baisse. En Chine, les exportations restent fortes, mais la demande locale est plus faible.

Le conflit au Moyen-Orient ajoute toutefois beaucoup d’incertitude. La hausse des prix de l’énergie et les problèmes possibles dans le transport de certaines ressources pourraient affecter l’économie mondiale. La Banque du Canada estime qu’il est encore trop tôt pour mesurer l’impact exact sur le Canada, mais elle reconnaît que les risques ont augmenté.

Dans ce contexte, la Banque a choisi de ne pas changer son taux. D’un côté, l’économie ralentit plus que prévu, ce qui peut poser des risques pour la croissance. De l’autre, les pressions sur les prix, surtout à cause de l’énergie, restent présentes.

Pour les prochains mois, la Banque s’attend à une croissance économique modérée. Toutefois, les données récentes montrent que l’économie pourrait ralentir davantage à court terme, notamment à cause d’exportations plus faibles.

En résumé, la décision de maintenir le taux vise à trouver un équilibre entre contrôler l’inflation et soutenir l’économie. Pour les Canadiens, cela signifie qu’il faudra rester prudents et bien planifier ses décisions financières dans les mois à venir.